Le littoral landais s’apprête à vibrer façon gros swell : la plage de La Centrale accueille ce samedi 4 juillet la seule étape française des Shaw and Partners World Ocean Series. Neuf nations, un plateau d’élite et un public de plus de 2 000 passionnés sont attendus à Soorts-Hossegor pour une compétition de sauvetage qui promet autant de spectacle qu’un jour d’automne sur les bancs de sable.
World Ocean Series : Hossegor, nouveau line-up mondial du sauvetage côtier
Après une première escale hexagonale réussie l’an passé, le circuit remet la planche au même endroit : l’arène naturelle de La Centrale. Sur la ligne de départ, les meilleurs sauveteurs professionnels venus d’Australie, d’Espagne, de Grande-Bretagne ou encore des Pays-Bas. Pour Emmanuelle Bescheron-Philaire, directrice de course, « voir neuf nations converger vers Hossegor confirme que la station landaise est devenue une référence du secourisme maritime en Europe ».

Programme : quatre disciplines pour tester lecture de l’océan et cardio d’acier
Chaque manche mettra en lumière les fondamentaux du secours en mer : explosivité, stratégie et adaptation aux courants. Les athlètes enchaînent :
- Surf Race : sprint de nage en eau libre entre deux bouées.
- Board Race : parcours technique en prone paddle, parfait pour illustrer la prévention nautique appliquée.
- Ski Race : puissance en surf-ski, esprit « urgence côtière ».
- Ocean Man / Woman : triathlon salé mixant les trois précédents, clou du show.
Cette configuration reproduit un exercice de sauvetage grandeur nature : lecture de banc, placement au peak, prise de décision en live.
Les têtes d’affiche : Doyle, Simpson et la garde européenne en mode full gaz
La veille de l’épreuve, l’Australienne Emily Doyle et son compatriote Henry Simpson mèneront une session d’entraînement ouverte au public. L’occasion rêvée pour les kids du surf camp local de glaner des tips dignes des beaches de Gold Coast. Côté vieux continent, la championne d’Europe Maëva Le Scornet et l’Espagnol Carlos Revilla comptent bien montrer que la houle atlantique n’appartient pas qu’aux Aussies.
| Pays | Athlète phare | Podium WOS 2025 |
|---|---|---|
| Australia | Emily Doyle | 1ᵉʳ – Ocean Woman |
| Royaume-Uni | Oliver Kent | 2ᵉ – Board Race |
| France | Maëva Le Scornet | 3ᵉ – Surf Race |
| Espagne | Carlos Revilla | 4ᵉ – Ski Race |
L’objectif commun : engranger des points avant l’étape britannique de Fistral Beach et préparer l’horizon olympique 2032, date à laquelle le sauvetage côtier espère faire son entrée officielle dans le programme.
Hossegor, laboratoire européen de la sécurité en mer
L’identité surf de la ville, son relief sous-marin et la dynamique du club local expliquent le succès de l’étape. Lorène Guillot, co-organisatrice, insiste sur l’esprit collectif : « Notre but est d’offrir un moment où athlètes et public partagent la culture urgence côtière autour d’une ambiance beach-break ». Les récentes actions menées lors des championnats de France de surf ont déjà prouvé la capacité de la station à mixer haut niveau et pédagogie.
Pourquoi ce spot coche-t-il toutes les cases ?
- Bathymétrie propice à des courses variées.
- Structures mobiles permettant un exercice de sauvetage grandeur nature.
- Public acquis à la cause, nourri aux sessions de gros depuis l’enfance.
- Partenariats solides avec la Fédération et les marques de glisse.
En coulisses, le Water Social Club animera un village sécurité-plage : ateliers RCP, simulateur de rip-current, stand dédié aux techniques de secourisme maritime. De quoi transformer l’événement en véritable hub éducatif.
À quelle heure commencent les premières séries ?
Le coup d’envoi est prévu à 9 h 00 avec la Surf Race, suivi de la Board Race à 10 h 30.
L’accès à la plage sera-t-il gratuit ?
Oui, l’accès au site est libre. Des zones spectateurs seront balisées pour garantir visibilité et sécurité.
Peut-on s’inscrire à la session d’entraînement du vendredi ?
Les inscriptions se font sur place, jeudi de 17 h à 19 h, dans la limite des 60 premières places.
Quelles sont les mesures écologiques mises en place ?
Gourdes réutilisables offertes aux athlètes, tri sélectif renforcé et navettes gratuites depuis le centre-ville limitent l’empreinte carbone de l’événement.

